Un samedi expo

Quand les expos traitent de sujets vraiment glamour, pourquoi s’en priver ? Petit détour à « Paris vu par Hollywood » et « La petite veste noire ».

Paris vu par Hollywood à la Mairie de Paris : Paris pavane devant nous et nous montre comment elle fascine depuis ses débuts le cinéma le plus prestigieux du monde : le cinéma américain ; jusqu’à en devenir la ville étrangère la plus représentée dans ce dernier !

Un samedi expo  dans Culture 322336images

Credits photos à franceinfo.fr et Mairie de Paris

Aux prémices, Hollywood choisit certaines grandes œuvres  de la littérature mettent en scène la ville : d’Artagnan, le bossu de Notre-Dame, la Révolution française : les valeurs de courage et de défense de la liberté séduisent le cinéma de ce pays neuf qui construit peu à peu son histoire.

Quelques années plus tard, les américains préfèrent mettre l’accent sur Paris et ses plaisirs : décadent, libertin, bon vivant et bien sûr le cancan. La parisienne est libérée et partagée entre plusieurs hommes.

C’est alors à ce moment que les producteurs laissent tomber massivement les décors en carton pour venir sur place et découvrir les autochtones.

De l’après-guerre jusqu’ à aujourd’hui, Paris alterne entre les intrigues et les histoires d’amour. Un petit retour est fait sur l’actrice européenne la plus américaine qui soit : la délicieuse Audrey Hepburn. Dessins animés, 007, Da Vinci code, la ville prend de multiples visages et se laisse modeler à la guise de l’imaginaire hollywoodien.

On s’amuse de voir le Paris fantasmé par les américains, au fil de la centaine de films dont Paris est la vedette. Une exposition amusante et instructive. Plusieurs supports : affiches, croquis de scène, extraits de films, tout cela est bien ficelé. Sur l’écran géant, la rétrospective globale permet de bien se rendre compte des évolutions.

On peut juste regretter que la période récente ne soit pas développée autant que les autres. Peut-être qu’évoquer les séries américaines aurait été intéressant. Mais, malgré tout, une exposition très intéressante et gratuite (on aurait tort de se priver !).

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« La petite veste noire de Chanel » au Grand Palais : Un coup de publicité juste magnifique qui revêt la forme d’une exposition, on a le sens du marketing chez Chanel. Principe : réunir la crème de la planète people  pour que chacun se réapproprie et interprète à sa manière le port de la pièce mythique de la maison parisienne sous l’objectif de Karl Lagerfeld et la direction de Karine Roitfeld.

On est absolument conquis par la beauté des clichés tous différents les uns et des autres. Lagerfeld n’est pas qu’un créateur de mode mais aussi un photographe surdoué qui sait mettre en valeur l’essence de leurs invités.

De surcroît, et  comme si on n’était pas assez convaincus, un poster d’une photographie était gracieusement offert par personne (grand seigneur !). Pas de doute, ils sont forts chez Chanel.

Mes 4 préférées : Clemence Poesy, Gerogia May Jagger, Joan Smalls et Elisa Sednaoui.

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Credits photo à Chanel

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Credits photo à Chanel 
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Credits photo à Chanel

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Credits photo à Chanel

 

 

 



Sartre vaut bien un article

Un jour, en terminale, j’ai eu une subite envie d’en savoir plus sur Sartre. Et en lisant des quatrièmes de couvertures, quelque chose m’a intrigué et il fallait absolument que je lise 2,3 livres de lui.

Sartre vaut bien un article dans Au fil des pages

from reflecritiques.com

Pas envie de lire ses livres philosophiques ; ce qui m’embête avec la philo, c’est que l’ancienne préparationnaire en moi revoit La critique de la faculté de juger de Kant ou La poétique d’Aristote où il ne vaut mieux pas rêvasser car sinon, impossible de raccrocher et mieux vaut bien analyser tout le texte si on veut bien le comprendre.  Surtout quand on sait qu’à sa deuxième tentative, Sartre a été reçu premier à l’agreg’ de philo, il ne doit pas dire que des bêtises.

Bref, on se reporte pour la détente sur la fiction. J’ai donc acheté ses 2,3 pièces de théâtre les plus connues et là, la révélation ! Ces mots m’ont touché, quelqu’un avait mis des mots sur des émotions que je ressentais et que je ne savais pas exprimer. Ses personnages sont toujours torturés, passionnés. Ils essayent de fuir leurs responsabilités mais sont toujours rattrapés. Il y a entre eux une vraie tension, une violence latente. Chacun s’observe et se retient.

Toutes ses pièces de théâtre y sont passées et Le mur. Pour moi, les meilleurs sont indiscutablement : Les mouches, Morts sans sépultures, La put*** respectueuse, Le mur et Huis Clos. Mais quelle tristesse ! Je pensais avoir tout lu …

Jusqu’à récemment où là, miracle : 3 livres dont je n’avais JAMAIS entendu parler (et pourtant c’est pas faute d’avoir cherché !). Et j’ai ressenti ce que probablement un archéologue ressent en découvrant des objets anciens : UNE JOIE EXTREME. L’engrenage, Nekrassov et les jeux sont faits.

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From mollat.fr

Les jeux sont faits : une bourgeoise et un ouvrier tombent amoureux au paradis sous une régence (comprendre l’occupation). On leur laisse une chance de repartir s’aimer sur terre et si en 24h, ils ne se font pas absolument confiance, retour au paradis. Une histoire tragique tout en délicatesse sans tomber dans le cliché à l’eau de rose : les paroles sont justes et les personnages tellement crédibles. Ce n’est pas vraiment une pièce de théâtre mais 90% du texte sont des dialogues.

Pour le plaisir, une interview de lui trouvée sur youtube où entre autres, il explique pourquoi il a refusé le prix Nobel de Littérature.  Je suis sidérée devant la clarté et l’intelligence de ses propos :

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(Oui je sais, je suis totalement une groupie, mais Sartre c’est toujours mieux que BHL :) ).

 



« La vérité [c'était bien]« 

J’ai toujours eu de l’intérêt pour la culture juive. Voulant dépasser l’image certes sympathique mais un peu cliché de films populaires comme « La vérité si je mens » ou « le grand pardon », j’ai décidé de faire un saut au Musée d’art et d’histoire du judaïsme (Paris 4ème).

Assez méconnu par rapport aux autres grands parisiens, il s’intéresse à une culture qu’à mon avis (quand on est goy) est assez méconnue et il mérite un petit détour pour en savoir plus.

Au programme : évolution de la situation de l’Antiquité à la IIè guerre mondiale, des juifs dans le monde, fêtes et rites, vêtements traditionnels, objets rituels, construction de l’état d’Israël : il revient sur les temps forts et les traditions de la communauté. Et honnêtement, il a de quoi y passer un petit moment !

On ressort en ayant appris plein de choses même si mon seul petit regret c’est de ne pas avoir eu un support pour écouter de la musique traditionnelle ashkénaze et séfarade.

Profitez-en l’affluence y est modérée en plus ! Que demande le peuple ?



L’expérience Rocky Horror Show

Pour une très bonne sortie, des rires et d’amusement entre amis, je vous conseille une séance de Rocky Horror Show à la sauce Studio Galande (Paris 6è). Prix : 9€ + 1€ de réservation sur internet mais franchement ça les vaut ! 

L'expérience Rocky Horror Show dans Spectacles

from funku.fr

Ici, on reprend la comédie musicale américaine de 1973 (mieux vaut l’avoir visionné au préalable) . On comprend pourquoi certains ont eu envie de rebondir sur ce film qui est totalement kitsch et là pour le coup, on ne sait absolument pas où le film va vous emmener. (Il ne vaut mieux pas se demander dans quel état étaient les scénaristes quand ils ont rédigé le scénario). Mais au moins, les chansons sont entraînantes !

En plus du film qui passe en fond, une troupe d’acteurs français interagit avec vous.Et ça, ils se donnent c’est sûr ! Une simple demande : amenez du riz et une bouteille d »eau chargée …  Blagues salasses, public réactif, détournement complet du film et ambiance très  bonne enfant. On twiste, on joue à la gue-guerre, on est les cobayes des acteurs mais qu’est ce qu’on rit comme ! Un petit conseil : amenez une petite laine de rechange.

Un petit moment du film récupéré sur youtube pour que vous vous rendiez compte du caractère totalement « barré » du film :

Image de prévisualisation YouTube


Raphaël au Louvre

En 2003 avec l’exposition de Boticelli au palais du Luxembourg, j’avais 13 ans et je suis tombée sur le charme de Boticelli et à chaque visite de musée, je me dirigeais directement au département « Peintures italiennes de la Renaissance ».

En voyant cet été qu’une exposition se préparait sur les dernières années de Raphaël se préparait j’étais donc aux anges !

Raphaël au Louvre  dans Expo, Musée

 from imagine-r.com

Ni une, ni deux, le premier vendredi de l’exposition, je cours au Louvre la voir. Et le problème c’est qu’à force de trop attendre une chose, on est parfois déçu … Et malgré, j’ai été un peu déçue. Je m’explique : je m’attendais à bien plus de tableaux présents à l’exposition. Et en fait, il y avait beaucoup d’études (croquis avant de commencer une oeuvre), des photos de ses décorations (oui c’est sûr, ils n’allaient pas bouger les murs du Vatican pour l’occasion mais bon) et par conséquent, peu de tableaux dont on pouvait admirer la beauté. Mais au moins, les portraits de l’exposition sont à voir !



Au théâtre, ce soir … (à Paris)

Un petit tour au théâtre du Nord-Ouest en juillet en août pour voir « Huis Clos » de Sartre. Un théâtre intimiste, où on est très proches des acteurs (fort plaisant d’ailleurs !), une mise en scène assez minimaliste mais quel bonheur !

Pourtant au départ ce n’était pas gagné : inconditionnelle de Sartre, aucune approximation ne leur aurait été pardonnée et encore moins un jeu médiocre. Et quelle claque : des acteurs d’une justesse incroyable qui font passer toute la beauté et la gravité de la pièce. Toutes  mes félicitations à l’Inès de la pièce : magnétique, complexe, charismatique, inquiétante, torturée : bref, tout ce qu’on aime chez un personnage de Sartre. Les trois personnages étaient très bien et surtout ce que j’ai apprécié c’est qu’ils n’ont pas plus appuyer sur « L’enfer, c’est les autres ». Elle a beau être la phrase la plus emblématique de la pièce, je ne trouve pas que ce soit la meilleure.

from http://spectacles.premiere.fr/Salle-de-Spectacle/Spectacle/Huis-Clos-3300214

Au théâtre, ce soir ... (à Paris) dans Spectacles huis-clos_portrait_w193-150x150

Mon seul regret pour l’instant : ne pas avoir pu voir l’adaptation qu’une troupe de la Comédie Française d’Antigone d’Anouilh car alors que nous n’étions qu’à la première semaine de programmation tout était complet ! (Au moins elle devait être bien)

Du coup, ce soir, je suis allée voir Tartuffe au théâtre de Paris. Même si on n’apprendra pas le jeu à Brasseur et Chenais (non, pas besoin ils maîtrisent bien leur sujet). J’ai été nettement moins emballée, j’ai un peu piqué du nez même. Néanmoins, je tire mon chapeau à Chantal Neuwirth dont l’interprétation de la servante était juste exceptionnelle : drôle, légère, incisive : je pense que ce cher Jean-Baptiste n’aurait pas pu rêver de meilleure interprète. Mon explication principale c’est qu’en grandissant je trouve que les pièces de Molière traînent un peu en longueur, certains passages ne sont que des redites et le texte perd en légèreté. Attention : je ne critique pas Molière : en tout cas sur le style de ses pièces, les rimes sont merveilleuses et le texte très intelligibles.

Le Tartuffe | avec Claude Brasseur et Patrick Chesnais Théâtre de Paris Affiche

A vous de voir pour vous en faire une idée.

 

 

 

 

 

 



MacBeth au TNT …

Une pièce de Shakespeare pour moi, c’est toujours quelque chose de savoureux, comme un bon dessert au chocolat  à la fin d’un repas . On retrouve les tourmentes que chacun peut ressentir en lui. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a le sens de la formule, jugez plutôt :

« Pour leurrer le monde, ressemble au monde ; ressemble à l’innocente fleur, mais sois le serpent qu’elle cache.  »

« Quand une situation est au pire, il faut qu’elle cesse ou qu’elle se relève…  »

Après avoir vu, 2 ans auparavant, à Poitiers, l’adaptation de Hamlet, quand j’ai vu, qu’il passait au TNT je me suis précipitée.

MacBeth au TNT ... dans Spectacles macbeth1203

from http://www.theatrotheque.com/web/article2778.html

Et la mise en scène de M. Pilly est une réussite. Le metteur en scène a opté pour une adaptation moderne. Hormis le bon jeu des acteurs, le décor est épuré et froid ce qui permet de bien faire ressortir les tourments des personnages.

Les questions les plus intéressantes de cette pièce :   – Celui qui influence la personne tourmentée à passer à l’acte est elle aussi coupable ?

- Peut-on trahir la confiance des autres et notre conscience pour que notre désir se réalise ?

Je laisse chacun juge

 

 



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